La Maïeutique
« L'art d'accoucher les esprits. » Socrate ne transmet rien : par ses questions, il fait naître la vérité déjà présente en l'autre.
Pose une question à l'interlocuteur : observe l'idée accoucher.
L'aveu d'ignorance
« Je sais que je ne sais rien. » Socrate feint l'ignorance (l'ironie) pour amener l'autre à examiner ses certitudes. Pose-lui une question pour commencer l'accouchement.
Athènes (Âge d'Or)
Ironie / Dialogue
Maître de Platon.
Il parcourait les rues d'Athènes pieds nus, questionnant les passants pour leur montrer qu'ils ignoraient ce qu'ils croyaient savoir.
Le Taon d'Athènes
Socrate se comparait à un taon (mouche) qui pique un cheval mou (la cité d'Athènes) pour le réveiller.
Son but n'est pas d'humilier, mais de purifier l'âme des fausses opinions. Une fois vidé de ses préjugés, l'esprit peut accoucher de la vérité (Maïeutique).
"Qu'est-ce que le courage, Lachez ?"
"Tu vois, tu ne sais pas. Cherchons ensemble."
Le Procès (399 av. J.-C.)
Accusé de corrompre la jeunesse et d'impiété. Les 500 juges vous écoutent.
"Socrate, propose une peine à la place de la mort !"
(Cliquez pour boire la ciguë)
LE CODEX SOCRATIQUE
Les fondements de l'éthique
Intellectualisme Moral
Pour Socrate, "Nul n'est méchant volontairement".
Celui qui fait le mal se trompe de bien. Il croit que son action lui apportera un avantage, mais il se trompe par ignorance. La vertu est donc une science (un savoir). Si on sait vraiment ce qu'est le Bien, on le fait nécessairement.
Le Daïmon (La Voix Intérieure)
Socrate affirmait entendre une "voix divine" (Daïmon) qui ne lui disait jamais quoi faire, mais qui l'arrêtait toujours quand il allait commettre une erreur.
C'est l'ancêtre de la conscience morale. Une boussole interne plus forte que les lois de la cité.
La Boussole de Socrate
Les deux piliers du Codex, mis en mouvement : pourquoi « nul n'est méchant volontairement », et comment fonctionne la voix du Daïmon.